« Aujourd’hui, encore, des personnes fuient leurs pays. Sur la route de l’exil, ils cherchent un lieu de refuge. La question de leur accueil préoccupe plus ou moins les institutions et les Nations. En France, les exilés suspects sont enfermés dans des Centres de Rétention administrative.. Et si la situation des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale reste particulière, les réfugiés d’aujourd’hui sont les mêmes que ceux d’hier : ils cherchent un endroit où ils peuvent vivre en paix. » Florence Delzons
……………….PodCast dédié à Juanin Vaz Aranjaez…………………
Historienne, Florence Delzons s’est penchée durant huit années sur un chapitre sensible et encore peu exploré de notre Histoire. Son enquête interroge la manière dont une société accueille, protège, surveille ou rejette celles et ceux que l’on désigne soit exilés ou réfugiés, soit suspects ou indésirables.
Au fil de ses recherches, l’historienne met au jour des archives et des trajectoires humaines qui renvoient à une interrogation plus large : celle de notre rapport à l’obéissance et à la responsabilité individuelle. Car derrière les décisions administratives et les circulaires, se dessine une question centrale : comment réagir face à des ordres qui exigent de dénoncer, d’exclure, voire d’envoyer d’autres êtres humains vers la mort ?
Le cœur de son travail porte un titre volontairement interrogatif : « L’Aveyron, terre de refuge pendant la Seconde Guerre mondiale ? ». Le point d’interrogation en dit long. Car si le département a accueilli des populations déplacées, l’histoire qu’exhument les archives révèle une réalité bien plus ambivalent
Merci à Jacques BON pour » l’entremettage »
Merci à MariLou et Bertrand pour le studio d’enregistrement
Couleur Musicale:
Aie Carmela
The Partisan (Marly-d’Astier-Cohen), par Pepa Moricet
Au tout début, on les a vus sur les toits, puis de plus en plus sur les hangars, et ensuite, ils sont apparus sur les parkings, et d’autres se sont implantés sur les friches industrielles…Ce sont les panneaux photovoltaïques…. Une EnR, énergie renouvelable…. Puis, ils sont apparus sur les terres agricoles…. Et là, ça a commencé à interroger… Pourquoi mettre des panneaux photovoltaïques sur les champs, les pâtures, les forêts alors qu’il reste tant de parkings, de friches industrielles et d’innombrables bâtiments agricoles qui peuvent les accueillir ? Alors, il a fallu aux promoteurs trouver un truc pour faire passer la pilule… C’est là qu’est arrivé le terme d’agrivoltaïsme ! Un mot flou pour faire avaler des couleuvres et lever les interdits.
Aujourd’hui, Dissonances reçoit Loïc Santiago, un des animateurs de La Coordination Nationale PhotoRévoltée, afin de répondre aux questions que se posent nombre de gens :
-Pourquoi mettre des panneaux photovoltaïques sur sol vivant ? Ne serait-ce pas un accaparement des terres qui nuit à la biodiversité, qui nuit à l’environnement, qui nuit aux riverains et qui nuit aussi à l’agriculture ?
– L’agrivoltaïsme, présenté comme une innovation conciliant agriculture et production d’électricité, ne serait-ce pas un concept marketing et politique au service du photovoltaïque industriel permettant l’implantation massive de panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles, naturelles ou forestières, en contournant les protections existantes ?
-L’agrivoltaïsme ne favoriserait-il pas l’accaparement du foncier, la financiarisation des terres et la dépendance des agriculteurs aux revenus énergétiques, au détriment de l’autonomie paysanne et des fonctions écologiques des sols ?
-Le potentiel photovoltaïque des espaces déjà artificialisés (toitures, parkings, zones industrielles) ne serait-il pas sous-exploité, car moins rentable pour les industriels ?
Loïc Santiago évoque aussi pour nous la résistance qui se met en place, une opposition paysanne, écologique et citoyenne qui s’organise pour défendre une agriculture vivante, nourricière et non subordonnée aux logiques financières.
« Nous, les Maraudeurs et Compagnie…Si nous prenons le temps de nous perdre, c’est parce que nous défendons la culture là où on ne l’attend pas ! Si nous nous arrêtons à chaque vide-greniers, c’est parce que nous tentons le sauvetage d’objets en voie de disparition ! Et si nous semons notre temps à travers champs, c’est parce que nous défendons le vagabondage ! »
Aujourd’hui, nous partons, pendant une heure, à la rencontre de Chloé et Thomas, les deux membres de la troupe Maraudeurs et Cie.
S’il sera bien sûr question de culture, c’est avant tout un voyage que nous vous proposons :
un voyage de douceur et de poésie, à la rencontre d’une famille de troubadours-comédiens qui a fait le choix d’une vie en liberté, loin des cadres imposés, au plus près de ses rêves.
Une expérience vécue et incarnée, qui fait écho aux mots de l’anthropologue David Graeber :
« C’est une chose de dire qu’une autre vie est possible ; c’en est une autre d’en faire l’expérience, même momentanément. »
Couleurs musicales
-Le avventure de Pinocchio, Fiorenzo Carpi
-The beat of nature ; Pixabay.com
-La Valseuse, Xavier Demerliac
-L’obet, (Paroles françaises de Charles AZNAVOUR, musique de Charles R. GREAN), par les Compagnons de la Chanson
Aujourd’hui
Dissonances nous donne à entendre une multitude de voix qui vont donner corps à
l’histoire d’un projet inespéré, la publication du périple d’un jeune exilé.
Le titre du livre, c’est » Ma Traversée « , l’auteur se nomme Zoumana Koné, l’éditeur c’est Chant d’Orties et il est en librairie depuis le mois d’octobre 2025….
On y entendra bien évidemment l’auteur, Zoumana Koné (évoquer la genèse de son récit), ses éditeurs, son illustrateur, ses premiers lecteurs. Mais aussi et surtout, les propos de ses éducatrices qui l’ont accueilli en Aveyron.
Point émouvant de l’émission, l’échange entre Zoumana Koné et les jeunes exilés arrivés il y a quelques mois en France.
Merci, pour leur
participation à cette émission, à Zoumana Koné, Franck Carrière, Chantal
Braley-Pons, Marie-Emmanuelle Hérouard Malavergne, Béatrice Guillemard, fred
Morisse, Nald Kib, Françoise Garrot, Laurie Pons, Charlène Falguière, Marion Poujol et Laurent Garrot.
Zoumana Koné dédicacera son ouvrage à la Librairie Caumes de Millau, ce samedi 13 décembre de 14h à 17. Venez le rencontrer !
Illustration musicale :
-Dexter Gordon ; I Guess Ill Hang Out My Tears Out To Dry
-Clémence Savelli ; Ciao
-Marie-Emmanuelle Hérouard Malavergne ; Improvisation au violon alto
-Lordfanoo ; Exil intérieur
-Numa Moraes & washington Benavides ; Cancion de exilio
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Réalisation: Dissonances ; Diffusion & Production: Radio Saint Affrique
On a appris ce 14 novembre 2025 la disparition de la mathématicienne et historienne Michèle Audin. En hommage à cette historienne passionnée de la Commune de Paris de 1871, , nous vous proposons de la réécouter dans le Dissonances enregistré en avril 2018. Nous la recevions dans nos studios à l’occasion de la sortie de son livre « Comme une rivière bleue…1871 ».
Mathématicienne, oulipienne, historienne, et romancière, Michèle Audin était venue en avril2018 nous raconter la genèse de son roman «Comme une rivière bleue » (éditions Gallimard, collection l’Arbalète).
Elle nous disait l’amour qu’elle porte à ses personnages Marthe, Paul, Maria, Floriss… qui vivent, aiment, espèrent, travaillent, écrivent, se battent, enfermés dans Paris, pendant les soixante-douze jours qu’a duré la Commune de 1871.
Dans Dissonances, Michèle Audin nous invitait à marcher à côté de quelques uns des obscurs qui fabriquent « cette révolution qui passe tranquille comme une rivière bleue ».
Pour aller plus loin, le blog incroyablement riche d’infos documentées sur la Commune de Paris de 1871, réalisé par Michèle AUDIN: https://macommunedeparis.com/
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