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Quand les lieux influencent le vivant, avec             Roxanne Wilhelm-Jammes, géobiologue

Quand les lieux influencent le vivant, avec Roxanne Wilhelm-Jammes, géobiologue

Elle s’appelle Roxanne Wilhelm-Jammes
Elle a choisi pour son entreprise un nom qui ressemble à une promesse :
Bien sur terre.

Derrière cette enseigne, il y a une femme qui écoute ce que d’autres ne savent plus entendre. Géobiologue, magnétiseuse, chercheuse obstinée de ce qui tremble sous nos pieds, Roxanne travaille avec le vivant comme on approche un animal farouche : sans brutalité, avec patience, avec cette attention presque ancienne qui manque tant à nos vies pressées.

Je l’ai suivie un matin, dans un village de l’Aveyron. Invitée par Jessica Baldy pour ausculter un terrain, une terre où viendra peut-être s’ancrer une maison, une vie, des habitudes, des sommeils, Roxane avançait avec méthode.

Elle déroulait des mètres rubans comme on déroule une carte secrète. Plantait des sardines dans le sol. Carroyant  l’espace avec une précision presque archéologiqure. Puis venait le temps du silence. Celui où elle arpentait la parcelle, baguette de sourcier entre les doigts, antenne de Lecher à la main, à la recherche de ce qui échappe aux regards pressés : les eaux souterraines, les failles discrètes, les réseaux telluriques, ces cicatrices invisibles que porte la terre.

Roxanne ne parle ni en prophète ni en prêtresse. Son regard est net. Sa parole précise. L’esprit scientifique en éclaireur. Elle explique, démontre, relie. Elle raconte comment un lieu agit sur le vivant, comment un terrain n’est jamais tout à fait neutre, comment habiter c’est aussi consentir à dialoguer avec ce qui nous dépasse.

Dans cette nouvelle émission  de Dissonances, il sera question d’architecture de l’invisible, de magnétisme et de sourcellerie. Il sera question de poésie, aussi, parce qu’il faut parfois des mots souples pour approcher ce qu’aucune règle ne suffit à contenir.

Mais surtout, il sera question d’harmonie, d’équilibre, d’une rationalité qui n’a pas peur de laisser entrouverte la porte du mystère.

Grand merci à Jessica Baldy pour sa participation…

Couleur musicale: musiques libres de droit et Johan Selva & Samara – Flor de un día

Pour aller plus loin:

Roxanne WILHELM-JAMMES
06 13 69 35 23 biensurterre12@gmail.com


L’humanité au bout du guidon…avec Jolan Carlucci-Sperry

L’humanité au bout du guidon…avec Jolan Carlucci-Sperry

Son gout de l’aventure, son idéal de liberté illuminent son regard.

Jolan Carlucci-Sperry serait-t-il un jeune homme aux semelles de vent, comme l’écrivait Verlaine parlant de son ami Arthur ?

Marchant sur les traces de Jack London et d’Arthur Rimbaud, c’est à l’âge de 19 ans que Jolan enfourche son vélo pour parcourir plus de 10000 kms en solitaire, parcourant les chemins, les petites routes buissonnières d’Asie du Sud Est, de la Thaïlande jusqu’en Chine, pour aller à la rencontre des gens, vivre de réels moments d’échange et d’humanité, pour y découvrir une vie saine, non pourrie par le capitalisme, et empreinte de liberté.

Semelles de vent, oui. Mais pas pour fuir, non ; plutôt pour aller à la rencontre des regards vrais, des silences qui parlent, des mains qui accueillent sans poser de questions.

Dans Dissonances, pendant 1 h, Jolan nous fait partager son choix de vie, cette faim du dehors, cette nécessité d’éprouver le monde avec ses mains, ses jambes, sa solitude à l’écart des voies toutes tracées, nous donnant à entendre ses enregistrements glanés au cours de son périple en solitaire, tout en se livrant avec sensibilité sur ce qui pousse un jeune de 18 ans à partir rechercher ce que beaucoup cherchent sans jamais trouver : Une vie simple, libre et gratifiante, riche de rencontres sincères… une vie qui n’a pas besoin de promettre, parce qu’elle offre déjà tout.

Couleur musicale:

  • Les Trimarantes chantent Mon Vélo (daprès Misty, E. Garner, Ph. Berthe, J.P. Finck).
  • Dick ANNEGARN Vélo vole
L’Aveyron, terre de refuge pendant la seconde guerre mondiale ?, avec Florence DELZONS, historienne

L’Aveyron, terre de refuge pendant la seconde guerre mondiale ?, avec Florence DELZONS, historienne

« Aujourd’hui, encore, des personnes fuient leurs pays. Sur la route de l’exil, ils cherchent un lieu de refuge. La question de leur accueil préoccupe plus ou moins les institutions et les Nations. En France, les exilés suspects sont enfermés dans des Centres de Rétention administrative.. Et si la situation des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale reste particulière, les réfugiés d’aujourd’hui sont les mêmes que ceux d’hier : ils cherchent un endroit où ils peuvent vivre en paix. » Florence Delzons

……………….PodCast dédié à Juanin Vaz Aranjaez…………………

Historienne, Florence Delzons s’est penchée durant huit années sur un chapitre sensible et encore peu exploré de notre Histoire. Son enquête interroge la manière dont une société accueille, protège, surveille ou rejette celles et ceux que l’on désigne soit  exilés ou réfugiés, soit suspects ou indésirables.

Au fil de ses recherches, l’historienne met au jour des archives et des trajectoires humaines qui renvoient à une interrogation plus large : celle de notre rapport à l’obéissance et à la responsabilité individuelle. Car derrière les décisions administratives et les circulaires, se dessine une question centrale : comment réagir face à des ordres qui exigent de dénoncer, d’exclure, voire d’envoyer d’autres êtres humains vers la mort ?

Le cœur de son travail porte un titre volontairement interrogatif : « L’Aveyron, terre de refuge pendant la Seconde Guerre mondiale ? ». Le point d’interrogation en dit long. Car si le département a accueilli des populations déplacées, l’histoire qu’exhument les archives révèle une réalité bien plus ambivalent

Merci à Jacques BON pour  » l’entremettage »

Merci à MariLou et Bertrand pour le studio d’enregistrement

Couleur Musicale:

  • Aie Carmela
  • The Partisan (Marly-d’Astier-Cohen), par Pepa Moricet
  • Le Chant des Marais, par Mouloudji
  • Douce france; Charles Trenet-Rachid Taha
L’arnaque de l’agrivoltaïsme, avec Loïc Santiago de la Coordination Nationale photoRévoltée

L’arnaque de l’agrivoltaïsme, avec Loïc Santiago de la Coordination Nationale photoRévoltée

Au tout début, on les a vus sur les toits, puis de plus en plus sur les hangars, et ensuite, ils sont apparus sur les parkings, et d’autres se sont implantés sur les friches industrielles…Ce sont les panneaux photovoltaïques…. Une EnR, énergie renouvelable….
Puis, ils sont apparus sur les terres agricoles…. Et là, ça a commencé à interroger…
Pourquoi mettre des panneaux photovoltaïques sur les champs, les pâtures, les forêts alors qu’il reste tant de parkings, de friches industrielles et d’innombrables bâtiments agricoles qui peuvent les accueillir ?
Alors, il a fallu aux promoteurs trouver un truc pour faire passer la pilule…
C’est là qu’est arrivé le terme d’agrivoltaïsme ! Un mot flou pour faire avaler des couleuvres et lever les interdits.

Aujourd’hui, Dissonances reçoit Loïc Santiago, un des animateurs de
La Coordination Nationale PhotoRévoltée, afin de répondre aux questions que se posent nombre de gens :

-Pourquoi mettre des panneaux photovoltaïques sur sol vivant ? Ne serait-ce pas un accaparement des terres qui nuit à la biodiversité, qui nuit à l’environnement, qui nuit aux riverains et qui nuit aussi à l’agriculture ?

– L’agrivoltaïsme, présenté comme une innovation conciliant agriculture et production d’électricité, ne serait-ce pas un concept marketing et politique au service du photovoltaïque industriel permettant l’implantation massive de panneaux photovoltaïques sur des terres agricoles, naturelles ou forestières, en contournant les protections existantes ?

-L’agrivoltaïsme ne favoriserait-il pas l’accaparement du foncier, la financiarisation des terres et la dépendance des agriculteurs aux revenus énergétiques, au détriment de l’autonomie paysanne et des fonctions écologiques des sols ?

-Le potentiel photovoltaïque des espaces déjà artificialisés (toitures, parkings, zones industrielles) ne serait-il pas sous-exploité, car moins rentable pour les industriels ?

Loïc Santiago évoque aussi pour nous la résistance qui se met en place, une opposition paysanne, écologique et citoyenne qui s’organise pour défendre une agriculture vivante, nourricière et non subordonnée aux logiques financières.

Pour aller plus loin: https://coordo-nationale-photorevoltee.org/

  • Couleurs musicales: -Des Ombres sur nos Terres (Chanson engagée contre l’agriphotovoltaïsme de masse)
  • La chronique de Lulien de fev 2023 sur le film « Nos soleils – Alcarras » (site Ecran Vagabond du Trièves)
  • -Le soleil a rendez-vous avec la thune. (La réalité du photovoltaïque dans nos espaces naturels)
  • -Paysannes, Paysans (Confédération Paysanne)
  • -Bella Ciao (version espagnole)
  • -Ya No Hay Locos, Paco Ibañez y Leon Felipe

Cette émission-Podcast est dédiée à Jean-Pierre et Véronique…

Liberté, poésie, douceur, itinérances et résistances, avec Chloé et Thomas,        des « Maraudeurs et Cie »

Liberté, poésie, douceur, itinérances et résistances, avec Chloé et Thomas, des « Maraudeurs et Cie »


« Nous, les Maraudeurs et Compagnie…Si nous prenons le temps de nous perdre, c’est parce que nous défendons la culture là où on ne l’attend pas !
Si nous nous arrêtons à chaque vide-greniers, c’est parce que nous tentons le sauvetage d’objets en voie de disparition !
Et si nous semons notre temps à travers champs, c’est parce que nous défendons le vagabondage ! »

Aujourd’hui, nous partons, pendant une heure, à la rencontre de Chloé et Thomas, les deux membres de la troupe Maraudeurs et Cie.

S’il sera bien sûr question de culture, c’est avant tout un voyage que nous vous proposons :

un voyage de douceur et de poésie, à la rencontre d’une famille de troubadours-comédiens qui a fait le choix d’une vie en liberté, loin des cadres imposés, au plus près de ses rêves.

Une expérience vécue et incarnée, qui fait écho aux mots de l’anthropologue David Graeber :

« C’est une chose de dire qu’une autre vie est possible ; c’en est une autre d’en faire l’expérience, même momentanément. »

Couleurs musicales

-Le avventure de Pinocchio, Fiorenzo Carpi  

-The beat of nature ; Pixabay.com

-La Valseuse,  Xavier Demerliac

-L’obet, (Paroles françaises de Charles AZNAVOUR, musique de Charles R. GREAN), par les Compagnons de la Chanson

-Coniferous forest, Pixabay.com

-La vie c’est quoi, Aldebert

-Itinérance, de et par Les Poulettes

Pour aller plus loin :

Théâtre Itinérant Maraudeurs & Compagnie

+33 (0)6 05 79 33 44

+33 (0)6 95 81 74 78

maraudeursetcompagnie@gmail.com

www.maraudeursetcompagnie.com 

FB Maraudeurs & Compagnie

Insta Maraudeurs & Compagnie