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VOYAGE EN PANGÉE, avec Claudine Larger

VOYAGE EN PANGÉE, avec Claudine Larger

Il existe en Aveyron , niché dans le hameau de Montaigut, à proximité du fameux château qui domine le Rougier de Camares, un lieu unique en son genre… un musée qui invite à voyager dans le temps, le temps d’avant , celui où tous les continents étaient réunis pour former La Pangée.

(suite…)
La vie est un long combat …     Jacques Noyrigat – Millau

La vie est un long combat … Jacques Noyrigat – Millau

Le 27 septembre 1941, sur le marché de Millau, cinq personnes sont arrêtées par la Police millavoise pour distribution de tracts antifascistes.

Sur ces 5 personnes, il y a le grand-père et le père de Jacques Noyrigat.

Invité au micro de Dissonances, Jacques nous raconte des parcours de vie hors du commun, évoquant ainsi son grand-père Louis, l’anarchiste au foulard noir, mutin de la mer Noire en 1919, un des fondateurs du Parti Communiste aveyronnais en 1921, éternel rebelle entre les deux guerres, puis arrêté à Millau pour activité de résistance et condamné à 5 années de prison avant d’être déporté au camp de concentration de Dachau.

L’autre Louis, le père de Jacques, résistant aussi, recherché par la Police de Vichy, ira combattre aux côtés des maquisards cévenols où il croisera l’écrivain Jean Pierre Chabrol ….

Quant à sa mère, Odette ,elle n’est pas en reste, et, résistante aussi, arrêtée par la police française, terminera la guerre dans l’enceinte du camp de concentration de Ravensbruck…..

Un récit tendre et émouvant conté par Jacques Noyrigat qui nous conduira des années 20 jusqu’à aujourd’hui, nous faisant revivre une sacrée tranche de vie dont les combats du passé résonnent encore avec l’actualité d’aujourd’hui….

Emission diffusée sur Radio St Affrique.

Habillage musical :

– Les anarchistes, de Léo Ferré, par Nilda Fernandez ;

– La java des bombes atomiques, de Boris Vian, par Bernard Lavilliers,

– En el pozo Maria Luisa, traditionnel espagnol, par Gibelurdinek .

ELSA DAUPHIN, lissière de paysages et de mots

ELSA DAUPHIN, lissière de paysages et de mots

Lire Elsa Dauphin, c’est lire une écriture sensible, fouillée, poétique et intimiste ;

C’est aussi découvrir le monde qui nous entoure avec un regard qui ne porte pas de jugement, un regard qui invite à découvrir l’autre, les autres.

Après la parution l’an passé de son livre « Envol », Elsa revient au micro de Dissonances pour évoquer son dernier ouvrage, « Captive », paru récemment aux éditions Lunatique.

Un roman où se croisent Léa et sa solitude volontaire ; Thierry un patron de restaurant ; deux gendarmes ; Pierre l’agriculteur sensible ; des années d’enfermement ; Odile, Geneviève et Sabrina, des colocataires non choisies ;   d’insignifiants collègues de travail ; une petite maison protectrice et la respiration d’un atelier d’écriture.

Le tout avec une mise en parallèle du passé et du présent, sur fond de trilles d’oiseaux et de tirs de fusils de chasse.

Un univers intimiste où l’auteur dit «tisser le paysage du nom des oiseaux »

Dissonances vous invite à entendre Elsa Dauphin, lissière de paysages et de mots, se raconter, à travers ses paroles, mais aussi ses silences et ses rires….

Emission diffusée sur Radio St Affrique.

Pour suivre le parcours d’Elsa Dauphin :

Habillage musical :

– Carmina Burana, Carl Orff ;

– Dell’aura al sussurrar, Vivaldi par Cecilia Bartoli ;

– Gnossienne, Erik Satie ;

– Anda jaleo, par Rafael de Cordoba ;

– De qu’esperam per esser fols (Misraki, Hornez), par Savignoni trio e lo papet ;

– Chanson pour l’auvergnat, Brassens, par Gnawa ;

– Las muecas, de et par Mascardi & Pustilnilk ;

– La poésie contemporaine, de et par Léo Ferré ;

LIZET VAN BEEK, une voix pour moteur, la liberté pour boussole et l’humanisme en partage…

LIZET VAN BEEK, une voix pour moteur, la liberté pour boussole et l’humanisme en partage…

Rencontrée cet été cet été sur les scènes où une chorale citoyenne se produisait, Lizet se présentait comme une néerlandaise en vacances en Aveyron, une cheffe de cœur occasionnelle, et chanteuse engagée dans le monde associatif local….

Mais Lizet est bien plus que ça….

Au fur en mesure des rencontres, nous découvrons très vite, qu’elle a longtemps fait partie, dans les années 70, au Pays Bas, d’un collectif d’activistes culturels. Autre surprise,  pendant plus de vingt années, Lizet a travaillé dans son pays et à travers toute l’Europe, à populariser les airs d’opéra ; et actuellement, tout en continuant sa carrière de chanteuse, elle œuvre à faire pénétrer l’Art et la Culture dans les écoles néerlandaises.

L’entretien aurait pu s’arrêter là, tant les découvertes étaient foisonnantes…et puis en fin d’interview, Lizet nous donne un lien vers un documentaire paru en 2020 et consacré au  collectif  dont elle a fait partie dans les années 1970.

Et là, nous découvrons les fondements constitutifs de son parcours de vie….dont les prémices prennent racine au sein de ce collectif libertaire de Tillburg .

N’en disons pas davantage, et écoutons Lizet van Beek, qui bien plus qu’une chanteuse… est une citoyenne libre et fraternelle, révoltée par l’injustice.

Cette émission est dispo en téléchargement sur le site .ovh ainsi que sur le site de Radio Saint Affrique.

Pour suivre le parcours de Lizet van Beek :

https://lizetvanbeek.nl/

The little Scala

Léonard Cohen Tribute

Leonard Cohen Tribute – Hallelujah

RK Veulpoepers BV (trailer)

Habillage musical :

-The fool on the hill ; (Lennon/McCartney) ; version instrumentale ;

-La goglio d’una figlia, interprétée par L.V.B.

-RK De Veulpoepers – Den Egelantier (extrait)

-Le temps des cerises ; (Clément/Renard), interprétée par la chorale citoyenne du Viala du Tarn  (extrait)

-Marie, weine nicht ; (Eisler – Brecht – Finzi), interprétée par L.V.B.

-La chanson des vieux amants ; ( Brel/Jouannest) ; interprétée par L.V.B. (piano Doré van Deijek)

-Hallelujaj ; (Cohen), interprétée par  Léonard Cohen Tribute, avec Kleurrijke Mama’s (extrait)

-L’atalante,  Marc Peronne

-Famous blue raincoat ; (Cohen) interprétée par L.V.B (Léonard Cohen Tribute Band.

MIMMO LUCANO, 13 ans de prison pour délit d’humanité

MIMMO LUCANO, 13 ans de prison pour délit d’humanité

Dissonances évoque le parcours d’un homme qui est condamné à 13 années de prison pour avoir défendu l’asile, la solidarité et l’hospitalité.

Cet homme s’appelle Domenico Lucano, dit aussi Mimmo Lucano.

De 2004 à 2018, il a été le maire humaniste du village de Riace en Italie. De ce coin de terre calabraise, en Italie du Sud, terre historiquement liée à l’émigration, cet homme en a fait pendant 14 années le symbole d’un projet de société alternatif fondé sur l’entraide, la solidarité et la fraternité….

C’est ainsi que, accueillant les migrants et les exilés qui débarquaient sur les plages toutes proches, le village se réanime : l’école, fermée par manque d’enfants, rouvre et  la production d’olives est relancée, les logements inoccupés sont récupérés et partagés, d’anciennes infrastructures sont restaurées, le conseil municipal parie et investit dans l’éducation, la formation professionnelle, l’économie sociale et solidaire, et créée même une monnaie locale…Plusieurs centaines de migrants sont ainsi secourus, la commune leur trouvant des logements provisoires et pour certains qui sont restées sur place, des emplois.

En 2016, alors que le  Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU salue son action, des manifestations conduites par l’extrême droite, avec à sa tête la Ligue du Nord, font du projet de Riace, leur cible prioritaire.

Aux élections législatives de 2018, Matteo Salvini, le dirigeant de la Ligue du Nord entre au gouvernement et devient ministre de l’intérieur. Sa volonté est de lutter contre l’immigration et donc de délégitimer les réalisations de la municipalité de Domenico Lucano, réalisations qui sont l’antithèse de ce que veut cette extrême droite qui monte partout, animée par la haine.   

Mimmo est arrêté le 3 octobre 2018, assigné à résidence, suspendu de ses fonctions et interdit de séjour sur la commune de Riace .

Sous la pression de l’extrême droite, mais aussi de la mafia omniprésente en Calabre, la répression judiciaire s’accroît.

Le verdict tombe le 30 septembre 2021.

Domenico est condamné, à treize années et deux mois de prison,  reconnu coupable d’association de malfaiteurs aux fins d’immigration irrégulière, de pratiques frauduleuses, de détournements de biens publics et d’abus de fonction publique. La justice lui réclame également de reverser 500 000 euros d’aides publiques perçues par la commune.

 « J’assume d’être sorti de la légalité, commente Mimmo Lucano,  mais la légalité et la justice sont deux choses différentes. La légalité est l’instrument du pouvoir et le pouvoir peut être injuste. À une époque donnée, la légalité ça été le troisième Reich, l’esclavage, l’apartheid ».

Retour sur le parcours de Domenico Mimmo Lucano, le maire des migrants, accusé du délit de Solidarité.

Cette émission, réalisée par Josef Ulla, est à écouter (ou à télécharger) sur le site internet de Radio Saint Affrique mardi 25 janvier à 18h, mercredi 26 janvier à 8h et samedi 29 janvier à 16h, ainsi que, dès le 1er février,  sur les radios du Réseau National des Radios Associatives.

LIENS:

  • ILLUSTRATION MUSICALE:
  • Melocoton de Colette Magny, par Allain Leprest
  • Rivoluzione, Asciano Celestini